Peut-on rire de tout ?

rire-de-toutVous avez été nombreux à répondre au petit sondage situé en page d’accueil de ce site durant un mois. A la question, de quel sujet ne peut-on pas rire ? vous avez nombreux (84,24 % très exactement) à répondre que l’on peut rire de tout. Vous avez été 300 du même avis pour dire que l’humour n’a pas de limites. Quelques propositions de réponses à cette question avaient été soumis :
De quel sujet ne peut-on pas rire ?
– La religion
– La politique
– les handicapés
– le terrorisme
– Les gens de couleur
– Aucun, on peut rire de tout
– Autres (précisez)
Mais c’est rire de tout, qui l’emporte très massivement. Les propositions « la religion » et « la politique » n’ont jamais été cochées. Preuve en est sans doute que ces sujets sont devenus banals aux yeux des gens. En revanche, « le handicap » ou « les gens de couleurs » restent pour quelques personnes des sujets épineux dont on ne peut pas forcément rire.
Pour une personne, on ne peut pas rire de sa femme, mais seulement quand elle est là. On ne peut pas rire non plus des nains, « à cause des droits d’hauteur » (sic), se targue un des internautes…

Deux réponses « on peut rire de tout mais pas avec tout le monde (ou) avec n’importe qui« , est en fait une citation de Pierre Desproges. Si vous souhaitez en savoir plus, lisez cet article très intéressant de Frantz Durupt de Libération. Aux plus anciens, cela vous rappellera des souvenirs. Aux plus jeunes, vous découvrirez qui était cet humoriste du passé.
Voici un extrait :
« Pourtant, sa phrase sera souvent interprétée selon ce que les gens mettent derrière «tout le monde» ou «n’importe qui». Tantôt, ce «n’importe qui» sera les victimes du racisme : on ne fait alors pas de blague raciste en présence d’un Noir, pour ne pas le vexer. «N’importe qui», ça peut également être «tous les gens qui n’ont pas ri à ma blague» : dans ce cas, tant pis pour eux, mais je continue à rire. Ce peut être, plus largement, «les bien-pensants», ceux à cause de qui «on ne peut plus rire de rien». Ou bien, «n’importe qui» ce sont tout simplement «les cons», ceux qui n’ont pas «compris le second degré», qui ne sont pas assez malins pour déceler mon talent d’humoriste. Peut-être Desproges pensait-il aussi à eux, d’ailleurs, à des cons qui lui étaient propres. »

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